Carnets des petits bergers: Bulgarie, la chasse à l’ours

En Turquie, comme dans beaucoup de pays d’Europe, vivent encore les ours bruns à l’état sauvage. Et même si on en a un peu peur, qu’est-ce qu’on aimerait en voir un en vrai! 

Alors dans l’Est de la Turquie, dans un ancien cratère de volcan éteint, près d’un lac, un lieu magnifique où nous savions qu’il y avait des ours, on a essayé d’en apercevoir.

En nous promenant autour du lac, nous sommes tombés sur une énooorme crotte d’ours. 

Enfin “tombé”, façon de parler parce qu’une crotte comme ça, c’est assez salissant! Alors nous avons disposé des fruits et du pain à proximité, et nous avons attendu le soir. Nous avions trouvé un petit promontoire où nous pouvions observer l’ours qui allait peut-être venir dévorer notre appât… Mais personne n’est venu et la nuit est tombée. Alors nous avons redisposé d’autres fruits à proximité de la Coco et nous avons guetté une petite partie de la nuit, sans plus de succès…

Nous avons poursuivi notre route jusqu’en Bulgarie où, comme dans une grande partie des Balkans, vivent les tsiganes. Et chez certains tsiganes s’est malheureusement perpétuée une tradition venant du moyen âge: les “ours dansants”!

Pour faire “danser” un ours, l’humain kidnappait un ourson, et le mettait sur une plaque métallique brûlante tandis qu’il jouait du violon. L’ourson essayant d’éviter la brûlure se mettait à danser de douleur, et associait cette torture au son du violon. Il n’y avait ensuite plus qu’à jouer du violon pour voir l’ourson se mettre à bouger de crainte.

Lorsqu’enfin cette pratique a été interdite, un sanctuaire a été créé pour permettre à ces ours traumatisés de retrouver petit à petit une vie normale d’ours, avec l’aide humaine. Et ce sanctuaire se trouvait presque sur notre route… C’était peut-être l’occasion pour nous d’en voir un!

Arrivés devant le sanctuaire, grand calme. Ah oui! un ours, ça hiverne… Et nous sommes en… novembre! Aïe aïe aïe! Mais à l’entrée, on nous explique que même si la plupart des ours dorment dans leur tanière, il reste possible à cette époque d’en apercevoir… Ouf, peut-être une chance…

Nous rentrons dans le sanctuaire, dans un couloir grillagé, et nous ouvrons bien les yeux. Et les narines, les narines? Ah oui, une couche de Billie à changer. Et les oreilles! Ah ben oui Lucie nous signale la présence d’une “taverne”! Non, une TANIERE! Mais elle semble vide de toute façon.

Vide?

Nous sommes restés tous les 5 émus et silencieux à profiter de cette rencontre pendant de longues minutes…

Puis nous sommes allés nous coucher, comme tous les soirs, mais quelque chose en nous avait changé.

Un commentaire sur « Carnets des petits bergers: Bulgarie, la chasse à l’ours »

Répondre à ccohherve Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s