Carnets des bergers: Botswana, au milieu des éléphants

Le Botswana, vous ne trouvez pas que c’est un joli nom? En plus, quand on a appris qu’un tiers des éléphants africains vivaient dans ce pays, ça nous a donné sacrément envie d’y aller.

Après avoir quitté la ville-frontière avec la Zambie, on a pris la route principale, qui longe le Zimbabwe. La prochaine ville, toute petite d’ailleurs, est à plus de 300 kilomètres. Et entre les deux, il n’y a rien, rien d’autre que la Coco qui avance tranquillement avec nous dedans, et la savane tout autour.

Avant de prendre la route, on avait repéré sur la carte un petit point d’eau. Et dans ce pays presque désertique, les points d’eau, ça attire les animaux! Là sur la droite, une petite piste, c’est là! On y va. En arrivant au bord de la mare, on remarque tout de suite un nombre incroyable de crottes d’ éléphant. Il faut dire qu’une crotte d’éléphant, ce n’est pas vraiment discret!

Alors on essaie de trouver le meilleur endroit pour bien les voir s’ils veulent venir boire, mais sans être sur leur passage. Et oui, d’un coup d’épaule, un éléphant de mauvaise humeur pourrait facilement renverser la Coco…

C’est alors qu’on se rend compte que juste derrière un arbre, deux girafes nous observent, hésitant à s’approcher! Alors tant pis, on se déplacera plus loin de la mare, vite on coupe le moteur pour ne pas les effrayer.

Mais voilà que chassant les girafes déboule un éléphant. Grand, majestueux, magnifique, et si proche de nous! Et il n’est pas seul, juste derrière arrive un deuxième, puis un troisième, puis…Mince, pourvu qu’on ne leur fasse pas peur! Et c’est en fait tout un troupeau avec des éléphanteaux, qui ont défilé devant nous pour entrer dans la mare. On a essayé de les compter, il y en avait plus de 40 dans l’eau, à boire, s’asperger, jouer.

Que faire? S’ils décident que nous n’avons rien à faire là, on va avoir un souci. Mais de toute façon, on ne peut pas simplement avancer, ni reculer, et démarrer n’est certainement pas une bonne idée. Il n’y a forcément pas de réseau sur le téléphone, et pas un humain à la ronde! La seule chose que nous pouvons faire, c’est faire le moins de bruit, le moins de mouvement possible, et les admirer.

De temps en temps, à quelques mètres de nous, un éléphant un peu plus inquiet nous regardait, agitait la trompe et les oreilles, dans la Coco on n’osait plus respirer.

Nous étions complètement fascinés, le spectacle était magnifique.

De longues minutes plus tard, sans que l’on comprenne pourquoi, ils s’agitent, ils barrissent et s’en vont, sans nous bousculer. Enfin! Déjà!

Après leur départ, tout doucement on redémarre, pour se mettre raisonnablement un peu plus à l’écart. La nuit qui a suivi, près de la Coco, un lion a rugi.

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