Carnets des petits bergers: Mozambique, ce soir c’est calamar!

Le long de la côte de l’Océan Indien, au Mozambique, la vie tourne autour du poisson, du « peixe » en portugais, et ça tombe bien, ça se prononce « pêche ».

On pêche comme on peut, mais on pêche. On a vu de simples bâtons avec un fil au bout, on a vu des harpons fabriqués maison, des gens qui plongent en retenant leur respiration, des filets que les gens tirent à plusieurs dans l’eau, des radeaux, mais aussi des bateaux.

La plupart des bateaux sont des barques en bois, avec une grande bâche en plastique qui sert de voile. On les appelle les dhows. Le rêve des pêcheurs, c’est d’avoir une barque à moteur. On peut alors aller plus loin, sortir de la baie, affronter les grosses vagues.

Ici, le patron c’est la marée, c’est elle qui fixe les heures de travail! Pour partir en mer, il faut attendre que la marée commence à baisser. C’est le moment d’hisser la voile! Après quelques heures en mer, la marée remonte, c’est l’heure de rentrer

Lorsque les pêcheurs sont de retour, la plage s’anime, on vide les bateaux, les femmes trient les poissons qu’elles vont revendre ensuite au marché.

Pour nous aussi c’est le moment, parce qu’on a décidé qu’au menu ce soir c’est calamar! On n’a pas eu à marcher longtemps le long de la plage pour en trouver. Comme souvent en Afrique il a fallu discuter le prix, jusqu’à ce qu’on soit tous d’accord. On en a choisi un bien gros, qui pesait un bon kilo! On était très contents, mais un peu perplexes avec notre belle bête gluante, glissante et pleine de ventouses dans les mains. En voyant notre tête, un pêcheur a pris les choses en mains, et en quelques minutes notre calamar est devenu appétissant.

La moitié avec des tomates et de l’ail, l’autre moitié en fricassé, qu’est-ce qu’on s’est régalés! Et du bateau à notre assiette, le calamar n’a pas fait plus de 50 mètres!

Sur la plage les poissons qui ne sont pas vendus tout de suite vont être séchés, puis vendus sur le marché. Conservés de cette manière, on trouve même des montagnes de moules et de crevettes. On vous laisse imaginer l’odeur de ce marché…

La mer s’est retirée bien loin dans la baie. Les pêcheurs qui ne sont pas sortis vont pouvoir réparer les filets, repeindre leurs bateaux, dans le calme retrouvé.

Nous en tous cas, nous avons beaucoup aimé vivre au rythme des marées. Et le lendemain, ce sont de grosses orphies, ou poissons-aiguilles, que l’on a farinés! Mais ça c’est une autre histoire…

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