Carnets des petits bergers: Lesotho – Afrique du Sud, Bonne année la Coco

Depuis quelques temps, nous sentons que la Coco fatigue un peu. Depuis que nous avons raté le cargo pour le Sénégal on pourrait presque parler de “loi des séries”…

Comme réparations prévues, nous avions jusque là: Une fuite d’huile régulière (un joint à changer); quelques chapeaux d’évacuation en moins (mais bien remplacés); un voyant lumineux parti (des branches d’arbres); deux ou trois phares fissurés (une moto et… un rocher); une plaque de protection du moteur cabossée (une grosse pierre sur une piste) et une poignée conducteur cassée (un conducteur avec une main d’ours: Julien).

Avant de nous décider pour le Lesotho, nous avions prévu quelques randonnées dans le Drakensberg, ces jolies montagnes. Et alors que nous enchaînions les montées et les descentes avec notre Coco, “Mais, mais! Bizarre bizarre!”, on dirait que les freins se mettent à …. crisser (un peu comme une vieille locomotive rouillée). Nous prenons donc rendez-vous au garage pour faire changer les disques et plaquettes, usés jusqu’au fer.

Les jolies routes du Drakensberg!

Après quelques heures d’attente au garage, c’est confirmé, il faut absolument changer les freins. Petit problème, il n’y a pas de pièces de rechange disponibles. Oui oui on sait, le joint pour la fuite d’huile, la poignée conducteur ou les phares, on ne trouve pas forcément les bonnes pièces en Afrique. Mais bon pour des freins, on doit bien pouvoir trouver des pièces équivalentes, sinon on reste planté là! En cherchant bien, les mécanos trouvent dans les stocks un disque de frein à Jo-burg, à 600km d’ici, mais pas les deux, l’autre il faudrait le commander en Italie, et  il y en a au moins pour un mois d’attente! 

On ne peut pas repartir comme ça!

Nous repartons donc deux jours plus tard, avec une demi réparation, un seul côté est changé. “Pour l’autre côté, vous le ferez le plus vite possible en rentrant en Europe!” Effectivement, les choses s’arrangent, et nous prévoyons de mettre la Coco sur un cargo vers le 10 janvier, à destination de l’Espagne!

Le Lesotho nous accueille avec ses routes qui montent qui montent, le moteur de la Coco ronchonne de  difficulté. Nous arrivons au col, et alors les routes se mettent à descendre descendre, et là c’est notre pauvre frein qui se met à hurler, et à chauffer de douleur… “Mais mais! Bizarre bizarre!”, on dirait que le moteur se met à… faire un bruit d’hélicoptère! Oh et puis ça va bien! Dans quelques semaines on sera en Europe, on fera changer le frein, la poignée, le joint qui fuit d’huile, et les autres petites pièces perdues et cassées au long de notre petite aventure , et on fera réviser le moteur avant de s’envoler comme un hélicoptère.

Les jolies routes du Lesotho!

Nous sommes le 31 décembre, il est 15 heures, nous nous apprêtons à passer le réveillon au Lesotho. Nous sommes en route pour un petit coin isolé dans la montagne que nous avons repéré sur la carte. Nous ne sommes pas sûr de pouvoir l’atteindre, la piste est peut-être en mauvais état, et puis avec notre unique frein et notre bruit d’hélicoptère…

Nous chantonnons gaiement la fin de l’année  lorsque “Mais mais! Bizarre bizarre!”, la pédale d’embrayage se met à… vous avez compris! Les bruits s’affolent autour du moteur, nous avons l’impression que tout va exploser! En 5 minutes, nous décidons de quitter le Lesotho pour repasser en Afrique du Sud. De là nous pourrons attendre le lundi 3 janvier qu’un garagiste veuille bien nous réparer. Nous arrivons bien en Afrique du Sud et en voulant nous garer dans l’herbe, “Mais mais! Bizarre bizarre!”, on dirait que… oui, l’herbe mouillée s’est transformée en boue collante, et nous restons embourbés jusqu’aux jantes! A l’heure où tout le monde commence à faire la fête, nous sortons les plaques pour nous sortir de la boue. Après quelques longues minutes de galère, nous refaisons surface.

Les plaques de désensablement… pour la boue.

C’est alors que nous rencontrons Lothar, un retraité bricoleur au grand sourire. Il nous invite à venir nous garer chez lui, à profiter du jardin, fêter la sortie de la boue et de 2021.

Notre ami Lothar

Et en ce début de nouvelle année, Lothar guide jusqu’au garage de Bethlehem, à 35 km. Nous le suivons, et en arrivant sur la route principale, klouf! La pédale d’embrayage lâche! On ne peut plus passer les vitesses!!! Il nous reste 30 km. Comment arriver jusqu’au garage en ville? Nous faisons la route en troisième, et en serrant les fesses pour ne pas devoir s’arrêter, jusqu’à une station essence proche de la ville où le garagiste pourra venir la chercher. 

Plus que 8 kilomètres…
Aïe aïe aïe!!!

C’est bon, il y a de la place pour se garer, et l’arrêt se fait sans casse! Le garagiste arrive. OUF… Mais il n’est pas bien sûr de pouvoir trouver les pièces d’embrayage pour la Coco. Dans quelques jours, nous avons pourtant rendez-vous au port… Mais pourquoi ça arrive ENCORE juste avant l’arrivée du cargo?!!

Nous voilà donc dans une auberge de jeunesse avec nos sacs à dos, et nous attendons des nouvelles de notre Coco!

Mais elle n’a même pas de roues cette maison!!!

3 commentaires sur « Carnets des petits bergers: Lesotho – Afrique du Sud, Bonne année la Coco »

  1. Ah l’aventure ! Mais dans ces galères il y a la rencontre de Lothar…Je crois bien que vous n’aviez pas consulté la Coco pour quitter cette partie de l’Afrique …Esperons que cette vilaine humeur se dissipera bientôt et vous permettra de poursuivre votre chemin ! Tous les encouragements depuis le Champsaur ! Ou ca « caille  » !

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